
Thème
Géologie
Identification
Les geysers d'El Tatio
Point d'intérêt
C'est à l'observation d'un phénomène naturel que nous assisterons : l'activité des geysers. Un geyser est une source d'eau chaude dont l'origine est une activité volcanique dite atténuée. La présence de geysers dépend de certaines conditions géologiques et climatiques, ce qui explique leur faible répartition dans le monde et leur concentration dans certaines zones. C'est le parc américain de Yellowstone qui détient le record en nombre, puisque l'on recense plus de 3 000 geysers et 10 000 sources chaudes. Parmi eux, le bien nommé "Géant", dont le jet atteint 60 mètres de hauteur. C'est un geyser néo-zélandais qui est cependant détenteur du record en hauteur : le Waimangu, éteint aujourd'hui, a propulsé un jet de 300 mètres de haut. Le principe de fonctionnement est relativement simple. Une source d'eau chaude souterraine rencontre une structure rocheuse stimulée flux thermique volcanique, c'est-à-dire du magma en fusion. Le bouillonnement de l'eau, dont la température peut atteindre 200°C, provoque une pression qui pousse les vapeurs et les jets vers la surface, à travers des tunnels en roches dures.
Lieu
Les geysers d'El Tatio se trouvent à plus de 400 mètres d'altitude, en plein désert d'Atacama, à près de 100 km de San Pedro d'Atacama. El Tatio est l'un des plus grands sites de geysers au monde avec une spécificité toutefois : les éruptions dépassent rarement les 5 mètres et sont en moyenne inférieures à 1 mètre. Nous passerons une matinée (à l'aube) à cet endroit pour observer le phénomène volcanique : c'est au petit matin que la différence de température entre le sous-sol et l'extérieur est la plus importante et donc, que l'on observe au mieux les éruptions.

Thème
Climat / eau
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Fonte des glaciers
Point d'intérêt
Les glaciers sont des masses de glace formées par accumulation de la neige, d'étendue variable et animées d'un lent mouvement qu'on trouve dans les montagnes élevées et dans les régions polaires. Actuellement, les glaciers couvrent environ 15 millions de km2, soit 11% des terres émergées. Quand on songe aux conséquences d'une telle extension sur les océans, les climats, la vie, on mesure tout l'intérêt scientifique et pratique de la glaciologie. Tout comme chaque rivière est unique par ses caractéristiques, aucun glacier ne ressemble à un autre. Il est cependant possible de distinguer certaines caractéristiques récurrentes et s'appliquant de manière générale. Trois aspects nous intéresseront en particulier. D'abord les glaciers sont des marqueurs climatiques très pertinents, sur une période longue (ère). Ils sont une mémoire de la biosphère; nous essaierons de comprendre pourquoi. Ensuite, à court terme, se pose la question de la fonte des glaciers et du lien avec le rechauffement climatique. Enfin, les glaciers ont un rôle important dans la biosphère, ne serait-ce que parce qu'ils représentent 98,5 % des réserves en eaux douces de la planète; que doit-on savoir sur le rôle glaciers ?
Lieu
Rendez-vous en Bolivie, auprès de scientifiques du programme GREAT ICE, qui propose d'analyser l'évolution des glaciers et de leur hydrologie dans les montagnes tropicales sous l'influence des fluctuations actuelles et passées. Les glaciers des Andes, particulièrement sensibles aux variations climatiques, dont le phénomène El Niño, présentent un recul accéléré depuis le début des années 1980. Plus à l’aval, les eaux de fonte de ces glaciers sont bien souvent la principale ressource disponible pour l’énergie hydraulique, les eaux urbaines, minières et agricoles. Etude du glacier Zongo, situé à 5000 mètres d'altitude.

Thème
Gestion des ressources
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Etude des populations de poissons tropicaux
Point d'intérêt
La notion de ressources naturelles s'applique généralement aux ressources que l'homme utilise pour alimenter ses activités économiques, essentiellement agricoles et industrielles. Parmi ces ressources, on distingue les ressources non renouvelables et les ressources renouvelables. Problème : des ressources dont on a longtemps pensé qu'elles étaient renouvelables à l'infini, particulièrement les poissons marins, apparaissent depuis quelques décennies comme en danger d'extinction. Faute de mise en place de quota de pêche, de surveillance des stocks, certaines ressources en poissons pourraient bien avoir disparu d'ici quelques années. On parle de surpêche lorsque l’augmentation des capacités de capture entraîne une diminution du nombre de prises, c’est-à-dire que l’espèce est pêchée plus vite qu’elle ne se reproduit. Il n’est pas toujours facile de déterminer les rôles respectifs de la pêche et des facteurs environnementaux (surtout climatiques) dans la baisse des stocks de poissons. C'est pourquoi des scientifiques travaillent sur la connaissance des espèces et bâtissent des modèles pour mettre en place la meilleure gestion possible des stocks de poisson.
Lieu
C'est sur la côte nord-est du Brésil que nous nous rendrons, dans la région de Recife. Nous pourrions obtenir l'aide de l'IRD et de son unité de recherche de Schlérochronologie des animaux aquatiques. L'unité étudie les poissons tropicaux des côtes du nord-est du brésil et pourrait nous apprendre beaucoup sur les méthodes utilisées pour connaître et comptabiliser les ressources d'une part et sur la façon de les gérer d'autre part. Plongée au coeur des études scientifiques...


Nous sommes entrés en contact avec deux partenaires importants. D'abord, Survival, l'association internationale de protection des peuples indigènes. Ce matin, nous rencontrions Sophie Ganeau, responsable pédagogique et culturelle, au siège parisien de l'association. L'environnement autour d'un continent met un accent appuyé sur la découverte de civilisations différentes des nôtres et qui pensent la nature bien différemment. Cet aspect anthropologique est essentiel dans notre parcours pédagogique. Il sera une source de curiosité et d'enthousiasme importante pour les enfants, à n'en pas douter. L'association peut nous aider par les contacts qu'elle a avec les peuples indigènes d'Amérique du Sud. En échange, nous pourrions apporter une aide précieuse à Survival par notre présence sur place. Nous vous en disons plus très vite...
Ensuite l'IRD, l'Institut de Recherche pour le Développement. L'organisation scientifique est bien implantée en Amérique du Sud et nous offrirait des relais pertinents sur place, avec des scientifiques français, qui pourraient nous consacrer du temps pour nous aider à comprendre les phénomènes. Un engagement de l'IRD à nos côtés signifierait l'accès à tout le réseau des scientifiques présents en Amérique du Sud et faciliterait notre démarche pédagogique. Un rendez-vous prochain est prévu avec Marylise Sabrié.
Nous vous tenons au courant.
En attendant, vous pouvez jeter un oeil au site de Survival dédié aux enfants. Il est extrêmement bien fait et complet. Cliquez ci-dessous.
Dans la peau d'un Papou

Thème
Les éco-systèmes
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Le désert
Point d'intérêt
Un désert est une zone stérile, ou peu propice à la vie, en raison du sol impropre, ou de la faiblesse des précipitations (moins de 200 mm par an). L'étude du désert présente un double intérêt. D'abord, le mot « désert » évoque immanquablement l’image d’une suite de dunes et une chaleur aride, où la vie n'a pas droit de cité. Pourtant, si l'on y regarde de plus près, tous les déserts abritent une vie animale et végétale bien plus importante qu’on le croit. Cette faune a su faire preuve d’ingéniosité pour survivre dans ces immensités aux climats extrêmes. Tenez, voyez ces cactus par exemple...! Ensuite, la désertification représente une des catastrophes naturelles les plus graves de notre époque contemporaine. Il s'agit d'un phénomène complexe que l'on pourra aborder, mais il s'agit surtout de faire découvrir un environnement qui, s'il n'est pas totalement dépourvu de vie, est très pauvre en biodiversité et en ressources naturelles.
Lieu
C'est dans le désert réputé le plus aride du monde que nous nous rendrons : le désert d'Atacama. Le désert d'Atacama s'étend sur 1000 km au Chili, jusqu'au Pérou et à la Bolivie et culmine à près de 4000 m de haut. Il s'agit d'un désert chaud côtier, qualifié d'hyperaride : il n'y pleut jamais. Cette sécheresse absolue est due à un phénomène climatique et à l'altitude élevée qui empêchent la formation de nuages hauts produisant la pluie. Quelques brouillards côtiers apportent de temps en temps l’humidité nécessaire au développement de quelques plantes, dont certains cactus. La région comprend également quelques salar (lacs salés), générées par l'évaporation. Une fois arrosées, les étendues de sel abritent des invertébrés dont notamment l’artémia, une crevette dont les œufs peuvent survivre à plusieurs années de sécheresse. On y trouve également des oiseaux dont trois espèces de flamants qui profitent des mares temporaires.