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Jeudi 8 février 2007

Thème

L'homme et la nature / Les éco-systèmes

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Retour sur l'histoire de Robinson Crusoé / La notion d'espèce endémique

Point d'intérêt

C’est sur ce rocher nu qu’en 1704 le marin écossais Selkirk fut débar-qué par son capitaine, sans imaginer qu’il y vivrait seul pendant plus de quatre ans. Cette histoire a largement inspiré le roman de Daniel Defoe, Robinson Crusoé et, juste retour des choses, le nom de son célèbre héros sera attribué à l’île. A travers le roman de Defoe, c'est tout le rapport de l'homme à la nature qui est dépeint : successivement balloté par les principes mécaniques de la nature et empreint d'une volonté de maîtriser son espace de vie, Robinson nous replonge dans le mythe du "sauvage" (et de l'homme bon, qui a inspiré Rousseau). Le passage sur l'île donnera aux enfants un écho concret à leur lecture et sera l'occasion de se confronter aux conditions de vie du jeune Robinson. L'île Robinson a par ailleurs une particularité : le taux très important d’endémisme (plus de 60%). L'endémisme désigne la tendance des plantes et des animaux à être naturellement confinés à une région; ils lui sont propres. Cette particularité est intéressante en ce qu'elle permet d'étudier précisément la notion d'éco-système et de mettre en évidence très clairement l'équilibre fragile de celui-ci. Actuellement, sur Terre, les activités humaines sont certainement le facteur le plus important affectant la répartition des espèces. Rencontre avec Philippe Danton, qui travaille depuis de nombreuses années à la connaissance de la diversité biologique et à la sauvegarde de la flore originelle.

Lieu

L'île Robinson se situe au large de Santiago du Chili, à plus de 600 km des côtes. Elle est peuplée de seulement 600 habitants. L'archipel a été classée réserve de biosphère par l'Unesco en 1977. Le nombre d'espèces de plantes et d'animaux que compte l'archipel est assez restreint, mais la plupart sont rares et endémiques. Ceci peut être expliqué par l'origine volcanique de l'archipel ainsi que par son éloignement du continent qui impliquent que ces espèces ont dû parcourir un long chemin à travers l'océan pour l'atteindre. Les inventaires ont commencé en 1823 et se poursuivent encore. On dénombre aujourd’hui sur l’archipel : une famille, 16 genres et 130 espèces endémiques sur les 212 espèces indigènes recensées, 3 seraient éteintes actuellement. L’archipel est actuellement soumis à des agressions fortes : Espèces invasives, animales et végétales surtout. Si des actions sont d'ores et déjà engagées pour lutter contre ces fléaux, il n’en reste pas moins que les nombreuses lacunes dans la connaissance de la biodiversité originale et unique de l’archipel sont préjudiciables à sa préservation.

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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Mardi 6 février 2007

Bienvenue aux enseignants et à la direction de l'hôpital Trousseau ! Ce midi, c'est autour d'un déjeuner que j'ai rencontré Hélène, Maud et Elsa, du service de neurologie. Toutes les trois participeront au projet l'année prochaine. Claudie, directrice du centre scolaire m'a ensuite reçu. Nous avons prévu une réunion en mars prochain avec l'ensemble du corps enseignant de l'hôpital.

L'introduction du projet dans les hôpitaux est finalement une bonne idée (on n'y avait pas pensé au tout début). Cela permet d'éviter la discontinuité dans la vie de l'enfant en proposant un projet qui peut être suivi tant à l'hôpital qu'à la maison (les séjours sont souvent cours), de lutter contre l'isolement et de maintenir une vie sociale et enfin d'enrichir la vie culturelle des enfants. D'autant que les hôpitaux sont dotés de moyens intéressants pour mener le projet. Trousseau a ainsi sa propre chaîne télé, CANAL TROUSSEAU.

Pour le moment c'est donc une centaine d'enfants qui nous rejoint avec Hélène, Maud et Elsa.

Merci à toutes les quatre.

par Pilotin publié dans : Nouvelles
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Lundi 5 février 2007

Thème

Histoire des civilisations

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L'hypothèse du déclin écologique d'une civilisation

Point d'intérêt

Un ouvrage récent (Effondrement, de Jared Diamond) nous rappelle que les civilisations sont mortelles. Les hypothèses de l'auteur sont certes contestées mais l'histoire n'en reste pas moins peuplée de civilisations anciennes, qui ont décliné. Parmi les facteurs de déclin, on trouve le rapport des hommes à leur environnement : changements climatiques, épuisement des ressources, catastrophes naturelles. Il est donc instructif de se pencher sur les civilisations qui nous ont précédés, pour tirer d'éventuelles leçons de la gestion écologique faîte par les hommes. Le cas de l'Ile de Pâques est sans doute le cas le plus remarquable.

Lieu

Lors de l'arrivée des premiers  colons polynésiens , l’ile était encore couverte d’arbres, la terre était fertile, les oiseaux de mers étaient nombreux. Quelques 800 ans plus tard, quand le hollandais Jacob Roggeveen "découvrit" l’île le jour de Pâques 1722 (d’où le nom), il n’y avait plus un arbre (juste quelques arbustes de moins de 2m), la terre était érodée, plus rien ne poussait, et les oiseaux avaient disparus. Il ne restait que quelques milliers de Pascuans (nom des habitants de l’île) affamés et coincés sur cette île. L'hypothèse principale fondant le déclin de la civilisation de l'Ile de Pâques repose sur les changements écologiques survenus sur l'île, dus notamment à la surpopulation et à la sur-utilisation des ressources. Cette hypothèse est contestée (des scientifiques privilégient les luttes entre les différentes population présentes sur l'île) mais suffisamment soutenable pour qu'on s'y intéresse. D'autant que la problématique reste actuelle : l'île vit maintenant du tourisme, mais en subit également les conséquences néfastes et doit composer avec la grande rareté des ressources... L’ile de Pâques est l’endoit le plus isolé au monde : 3700 kms à l’est du chili, et à 2100 kms à l’ouest de l’ile polynesienne la plus proche.

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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Vendredi 2 février 2007

Thème

Trou de la couche d'ozone

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Zone terrestre située au-dessous du trou de la couche d'ozone

Point d'intérêt

La couche d'ozone est une strate de gaz ténue qui, située dans la stratosphère, entre 15 et 50 kilomètres au-dessus de la Terre, nous protège des rayons ultraviolets (UV A et UV B) provenant du soleil. C'est un écran très fragile dans lequel, sous l'effet des chlorofluorocarbures (CFC) libérés par les bombes aérosols, qui détruisent la molécule d'ozone (O3), un trou est apparu, sur environ 25 millions de kilomètres carrés, au-dessus de l'Antarctique. Le même phénomène est observé au-dessus du pôle Nord. Depuis les années 80, la couche d'ozone est devenue si mince au-dessus de l'Antarctique que les radiations d'UV B, redoutables pour les êtres vivants, parviennent au sol sans être filtrées. Les conséquences se font sentir au sol sur les populations, les animaux et les plantes. Des systèmes d'alerte, de prévention scientifique et d'action au quotidien ont été mis en place en guise de protection. 

Lieu

La Terre de Feu (l'extrême-sud du continent). Elle est devenue une sorte de laboratoire grandeur nature. Le passage par Punta Arenas, la plus grande ville de la région permettra d'étudier les conséquences concrètes sur une population de type urbain. Cette déchirure du ciel en haute altitude est en effet l'un des sujets de préoccupation majeur des 120 000 habitants de Punta Arenas, la capitale de la Patagonie, la ville la plus australe du Chili et de l'Amérique du Sud. C'est également dans cette ville que sont rassemblés les spécialistes de la question. Mais c'est de façon plus large, dans toute la Patagonie, que nous aurons l'occasion de nous intéresser à cette problématique à travers ses conséquences concrètes.

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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Vendredi 2 février 2007

Thème

Disparition des espèces animales

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Tortue Luth

Point d'intérêt

La tortue Luth, avec une taille de trois mètres en moyenne et un poids allant jusqu'à 1 tonne, est la plus grande des tortues marines du monde. Elle est notamment connue pour ses plongées en grande profondeur, jusqu’à 1200 mètres de fond. La tortue Luth est classée par l’UICN en danger critique d’extinction.

Lieu

La réserve de l'Amana, en Guyane française. Couvrant quelques 15 000 hectares, la réserve s’étend de l’embouchure du fleuve Maroni jusqu’à l’embouchure de la rivière Organabo : elle regroupe des milieux naturels très variés tels que les plages, mangroves, lagunes, saumâtres, marais d’eau douce, vasières, savanes inondables. Il s’agit avant tout d’une importante zone humide, qui fut classée sur la liste des sites de la convention de Ramsar (protection des zones humides d’importance internationale dès 1993.

Les plages de la Réserve naturelle de l’Amana accueillent quatre espèces de tortues marines, dont les femelles viennent chaque année y déposer leurs œufs dans le sable. Il s’agit de la tortue luth, la tortue verte, la tortue olivâtre et, beaucoup plus rarement, de la tortue imbriquée.

Les plages des alentours du village de Yalimapo constituent le plus important site de ponte des tortues luths : on a dénombré jusqu’à 200 de ces tortues par nuit sur trois kilomètres de la plage au plus fort de la saison de ponte.

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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