
Thème
Développement durable
Identification
L'imagination de vêtements écologiques
Point d'intérêt
Le développement durable nous concerne tous. Chacun d'entre nous peut réduire son empreinte écologique en prêtant attention à son mode de consommation. Toutes les industries sont concernées. Zoom sur l'une d'entre elles : l'industrie textile et son avant-garde, la haute couture. Depuis plusieurs années les préoccupations écologiques semblent avoir investi l'univers de la mode, qui a petit à petit imaginé des substituts originaux et de qualité aux matières générant une très importante empreinte écologique, comme le coton, grand consommateur d'eau. Pour le moment, nous en sommes aux prémices et les vêtements écolos restent marginaux, surtout en Europe. Pourtant, il semblerait que le Bresil, pays des biotechnologies et du vert (pensons au biocarburants, dont le caractère écolo est contestable, soit dit en passant), soit en passe de d'initier une généralisation des vêtements verts, au même titre que les biocarburants, qui représentent 40 % de la consommation automobile du pays. Et si le Bresil nous démontrait encore une fois qu'écolo ne signifie pas marginal ? Les créateurs de mode brésiliens ont placé les défilés de la collection automne-hiver 2007 sous le signe de l'écologie, lors de la 22ème édition de la Sao Paulo Fashion Week (SPFW) qui a eu lieu à Sao Paulo en janvier 2007. Coton biologique, laine artisanale, cuir végétal, teintures à base de pigments naturels ont été à l'honneur du principal événement de la mode au Brésil: 37 stylistes brésiliens ont ainsi présenté leurs collections. Les créateurs de mode ont voulu montrer qu'ils ne sont pas indifférents aux grandes préoccupations écologiques et parient sur la biodiversité, le développement durable et la conscience sociale et environnementale. La Sao Paulo Fashion Week génère un chiffre d'affaires de 1,2 milliard de reals (560 millions de dollars) sur le marché brésilien et étranger.
Lieu
Sao Paulo est en passe de devenir la capitale mondiale de la mode écolo. Un styliste, Antonio Merlino s'est associé à l'Institut du PVC pour créer des vêtements en textile fabriqué à partir de ce matériau très léger. Le créateur Oskar Metsavaht, des griffes Osklen et New Order, a de son côté lancé une sorte d'e-label: les produits qui bénéficieront de ce sceau devront avoir un faible impact sur l'environnement, préserver la diversité culturelle et tisser des relations éthiques avec les communautés locales. De bien belles rencontres en perspective...!

Thème
Les éco-systèmes
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La notion de parasite à travers l'exemple de la teigne
Point d'intérêt
Phthorimaea operculella, Symmestrichema tangolias et Tecia solanivora sont 3 espèces de lépidoptères connues sous le terme générique de teignes de la pomme de terre. Leurs larves minent les tubercules et sont responsables de pertes économiques importantes en Amérique latine. On assiste en outre à une extension de l?aire de distribution de ces espèces. Ainsi, S. tangolias et T. solanivora sont récemment entrées en Équateur. La notion de parasite ou de nuisible est importante pour la compréhension des éco-systèmes. A proprement parlé, en écologie, on n'utilise pas le terme de nuisible, car tous les animaux jouent leur rôle dans leur éco-système. Le problème se pose toutefois pour les espèces introduites artificiellement ou ceux dont le milieu a été modifié par l'homme (par l'élimination de prédateurs par exemple). Nous essaierons de comprendre comment la modification du mileu peut permettre d'introduire de nouvelles espèces qui elles-mêmes modifient le milieu à leur tour. L'exemple de la teigne, nouvellement introduite en Equateur, sera parfait.
Lieu
C'est en Equateur, à Salcedo, que nous ferons halte pour étudier le cas de la teigne. Des équipes scientifiques étudient depuis quelques années la teigne et ses interventions dans les éco-systèmes. Nous nous rendrons à la fois dans les laboratoires pour comprendre le rôle joué par les virus dans la régulation des populations d'insectes ravageurs ainsi que les spécificités génétiques des espèces de teigne; et, en compagnie de scientifiques de l'IRD très certainement, dans la nature, pour comprendre la dynamique des populations, les interactions entre les différentes espèces de teignes, inventorier leurs prédateurs et surtout constater leurs interventions sur les milieux.

Thème
Le climat
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La paléoclimatologie pour comprendre le climat
Point d'intérêt
La paléoclimatologie est la science qui essaie de décrypter, à travers l'étude de l'environnement (les océans, la terre, la glace, les fossiles), les permanences et changements climatiques. Son origine remontrait au 18e siècle lorsque Buffon, entre autres, démontra que des animaux des pays chauds vécurent en Europe et au Canada et que furent découverts, dans les Alpes, des blocs géants polis. Seules les glaces de la calotte polaire pouvaient être à l'origine de ce polissage. Puis la découverte de plantes de climat tempéré intercalées au milieu d'argiles déposées en période glacière déclencha de nombreuses recherches aboutissant à la conclusion qu'il y eut plusieurs âges glacières. Ce n'est qu'un demi-siècle plus tard que la paléoclimatologie a subi une véritable révolution par l'introduction de nouvelles méthodes de recherche utilisant l'étude du rapport des isotopes de l'oxygène, celle du transfert de la flore et de la faune fossiles et celle de la chronologie terrestre. L'endroit où nous nous rendrons présente un intérêt majeur essentiellement au regard du phénomène climatique le plus important du siècle : El Nino. Rencontre prévue avec Luc Ortlieb, qui a effectué de nombreux travaux dans les domaines de la paléocéanographie et de la paléoclimatologie dans le désert d'Atacama. Il nous guidera dans le désert pour nous expliquer le langage des fossiles et nous apprendre comment la science travaille à comprendre le climat.
Lieu
Rendez-vous dans un endroit unique au monde : le désert d'Atacama. Le désert d'Atacama est le plus aride (on parle de désert hyper-aride) c'est-à-dire qu'il reçoit moins de 5mm de pluies par an) au monde et est situé au Chili. Ce désert est situé au nord du pays, dans la Region de Antofagasta et le nord de la Region de Atacama. Nous serons alors bien loin de la Patagonie et de l'Amazonie et leurs pluies généreuses !

Thème
Civilisation
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La nature vue d'une autre civilisation : les Guaranis
Point d'intérêt
Les Guaranis sont parmi les premiers peuples contactés par les Européens à leur arrivée en Amérique du Sud il y a plus de 500 ans. Ils sont environ 40 000 au Paraguay (où leur langue est langue officielle avec l'espagnol), 30 000 au Brésil ce qui fait d'eux la plus nombreuse population indigène du pays; d'autres Guaranis vivent dans les terres voisines d'Argentine et de Bolivie. Pourquoi nous intéresser à ce peuple ? D'abord, les Guaranis sont profondément spiritualistes et la spiritualité trouve son fondement-même au sein de la nature. On parle de cosmogonie. Malgré leur division en différents sous-groupes, tous partagent une religion qui place la terre au-dessus de tout. Elle est l'origine de toute vie et le don de 'Namandu, dieu générateur des choses en leur totalité'. Les Guaranis croient que 'la Terre sans mal' est le lieu où reposeront les âmes après la mort; pendant des siècles leur religion "millénariste" leur a fait entreprendre de grandes migrations, de l'est à l'ouest et au nord du Brésil, à la recherche de cette Terre où seront bannis tous les maux de la vie. Ensuite, les Guaranis, comme les autres peuples indigènes d'Amérique du Sud que nous allons rencontrer, ont un mode de vie très proche de la nature. Ce peuple a-t-il des choses à nous apprendre ? Peut-on en tirer des leçons pour notre propre civilisation ou doit-on y voir une seule conception "primitive" ?
Lieu
Nous nous rendrons au sein de la tribu de Rio Branco au Brésil, dans l'état de Sao Paulo. Depuis 1925, les indigènes de la tribu Rio Branco - appelée "yy xaraka pora" dans la langue guaranie - habitent la région de la rivière du même nom. Actuellement, la tribu est composée de 30 familles, soit un total de 118 personnes, dans une région de 2856 hectares, délimitée en 1987. Nous sommes en contact avec la tribu par l'intermédiaire de l'ONG Survival. Nous passerons une semaine au sein de cette communauté. L'endroit est d'autant plus intéressant que la tribu souffre grandement de l'activité de l'homme moderne (extraction de pierraille et de sable dans le lit de la rivière Branco).