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Mardi 6 mars 2007

Thème

L'eau

Identification

Le système Amazone

Point d'intérêt

L'Amazone est un fleuve et donc l'occasion de travailler sur le mécanisme de ces gigantesques cours d'eau. Mais il s'agit d'un fleuve bien singulier et nous allons lui consacrer une semaine entière. Singulier par son gigantisme d'abord. Son bassin de plus de 6 millions de km2 couvre 5 % des terres émergées du globe et s'étend sur sept pays (Brésil, Pérou, Bolivie, Colombie, Equateur, Venezuela, Guyane). Son débit à l'embouchure - 209 000 m3/seconde - représente 6 600 milliards de m3 d'eau douce déversés en moyenne par an dans l'océan Atlantique (soit 15 % des apports en eau douce des océans). Singulier, le bassin amazonien l'est aussi par son régime hydrologique : sur 3000 km, le dénivelé total n'est que de 60 mètres. De ce fait, les eaux ne s'écoulent pas de façon classique mais sont poussées par l'onde de crue des affluents d'origine andine. Viennent s'ajouter des questions très intéressantes : le fleuve se serait écoulé dans l'autre sens il y a bien longtemps : nous rencontrerons Russel Mapes, qui nous expliquera son raisonnement à partir des minéraux antiques qui se trouvent dans le fleuve; en 2005, le niveau d’eau du fleuve Amazone a chuté de manière catastrophique. Faut-il y voir les affres du réchauffement climatique ? Enfin, la descente sera l'occasion de rencontrer les nombreux habitants de fleuve... piranhas, dauphins boto et autres anacondas géant ! Bienvenue sur le plus long fleuve du monde !

Lieu

Ce n'est pas sur un lieu en particulier que nous nous arrêterons; nous nous laisserons glisser sur les eaux de l'Amazone pendant une semaine. Le départ : la région de Manaus, capitale de l'Etat d'Amazonas au Brésil. C'est à partir de cet endroit, à la jonction de l'Amazone et du Negro, que l'on trouve l'Amazone dans tout son gigantisme. La largeur du fleuve atteint à certains endroits 10 km d'une rive à l'autre. Nous glisserons, en bateau, jusqu'à l'embouchure du fleuve, large de plus de 300 km (de Cabo do Norte jusqu'à Punto Patijoca).

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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Vendredi 2 mars 2007

Thème

Les éco-systèmes / Développement durable

Identification

Perturbations générées par le creusement d'une mine d'or sous des glaciers andins

Point d'intérêt

Le développement durable est une notion très abstraite, qui peut confiner aux bonnes intentions, tant que l'on n'est pas confronté à des problématiques concrètes. L'arbitrage entre économie et environnement est loin d'être simple dans la réalité. Voici certainement l'exemple le plus éloquent du moment en Amérique du Sud, mettant surtout en évidence le peu de cas fait à l'environnement face aux promesses de dynamisme économique, ou plus grave, face au pur appât du gain. La compagnie canadienne Barrick Gold Corporation, parmi les premières productrices d'or au monde, a commencé à construire une mine à ciel ouvert, à la frontière entre le Chili et l'Argentine. La mine promet de rapporter gros. Sauf qu'une partie du gisement d'or se trouve sous 20 hectares de glaciers. L'entreprise a d'abord proposé de les découper et de les amener par camion vers un autre glacier auquel ils finiront par s'agréger. Les autorités ont rejeté la proposition. La compagnie privée ne doit ni déplacer ni abîmer les glaciers. Mais le problème est loin d'être réglé : 15 tonnes de poussières quotidiennes, acidification des eaux, rejets de mercure, arsenic et autres métaux lourds auront fini de faire fondre les glaciers, qui sont des éléments essentiels constitutifs d'un éco-système fragile et complexe, dont dépend la population locale. A la clé : beaucoup d'argent et 7 000 emplois pendant 20 ans... Immersion dans une situation sociale et environnementale difficile.

Lieu

Le site de Pascua-Lama est situé à plus de 4 000 mètres d'altitude en pleine cordillère des Andes. La mine se trouve à environ 150 kilomètres au sud-est de Vallenar au Chili et à environ 150 km au nord-est de La Serena. Elle chevauche deux pays : le Chili et l'Argentine. Aux portes du désert d'Atacama, le plus aride au monde, la mine se trouve dans la magnifique vallée de Huasco, qui forme un sillon verdoyant, baigné de rivières, entre des montagnes pelées par la sécheresse. La vallée prend naissance dans la cordillère et ses ressources hydrauliques dépendent en partie des glaciers qui gênent Barrick.

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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Jeudi 1 mars 2007

Aussi souvent que possible, nous transmettrons aux enfants des expériences faciles à réaliser, qui illustrent ce que nous évoquerons ou permettent tout simplement de mieux comprendre. Ainsi, la question du trou de la couche d'ozone ou le mécanisme d'évaporation n'aura plus de secret pour les enfants. Sur le site internet, une rubrique sera consacrée aux expériences à réaliser (toutes sans danger évidemment). Les enfants et les classes pourront donc en découvrir régulièrement de nouvelles.

Tiens, en guise de mise-en-bouche, sais-tu comment réaliser un alambic solaire ? [Un alambic permet d'obtenir de l'eau dans le désert].

1. Creuse un trou d'environ 1 mètre de diamètre et d'un demi-mètre de profondeur. Place au fond du trou un récipient et couvre le tout d'une feuille de plastique transparent (par dessus le trou).

2. Fixe bien la feuille sur les pourtours du trou (mets des cailloux ou de la terre). Elle ne doit pas être tendue mais presque.

3. Place un caillou sur la feuille en plastique, juste au-dessus du récipient. L'humidité du sol va ainsi s'évaporer avec la chaleur du soleil.

Donc, pour résumer, tu as besoin de :
- Une feuille de plastique transparent de 2m² environ
- Un récipient (un seau par exemple)
- Un caillou

Et voilà ! Facile, non ?

 

par Pilotin publié dans : Pédagogie
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Jeudi 1 mars 2007

Thème

Civilisation

Identification

Le rapport à la nature des Achuars, peuple animiste

Point d'intérêt

Certains peuples conçoivent leur rapport à la nature de façon fort différente de la nôtre. "Ils ne se pensent pas comme des collectifs sociaux gérant leur relation à un écosystème, mais comme de simples composantes d'un ensemble plus vaste au sein duquel aucune discrimination véritable n'est établie entre humains et non-humains" synthétise Philippe Descola, qui a beaucoup étudié le peuple Achuar. Nous autres, modernes, admettons comme une évidence que la nature est le règne des nécessites physiques auxquelles sont soumis tous les organismes vivants et la matière inerte. Pour de nombreux peuples d'Amazonie et en particulier les Achuars, la réalité est tout autre : pour eux, les animaux et certains êtres inanimés possèdent un « esprit », des intentions, des sentiments, un langage, une morale, une culture en somme qui ne diffère pas fondamentalement de celles des humains. On parle alors d'animisme, un véritable mode de pensée qui conditionne une façon de vivre, les relations entre l'homme et l'environnement. Par exemple, le jardin et la forêt sont des espaces d'interaction sociale aussi importants que le sont la maison ou le village car les Achuars croient que les plantes et les animaux sont des personnes dotées, comme eux, d'une âme ou wakan au moyen de laquelle ils sont capables d'affecter le comportement humain. C'est cette confrontation, plus seulement à une idée ou à une technique écologique isolée, mais à un système de pensée dans son ensemble qui devra retenir notre intérêt.

Lieu

Les Achuars sont l’une des treize nationalités indigènes reconnues en l’Equateur. Ils représentent environ 4500 individus situés de part et d'autre de la frontière entre le Pérou et l'Equateur. Nous nous rendrons dans un village Achuar en Equateur, sur les conseils de Philippe Descola. Au contraire d'autres peuples que nous aurons pu rencontrer au cours du voyage, les Achuars ne laissent pas d'individus extérieurs pénétrer leur communauté. Ils n'ont quasi aucun lien avec l'extérieur de la forêt. C'est donc à un contact privilégié que nous aurons droit. Une aventure envoûtante en perspective...!

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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Jeudi 1 mars 2007

Thème

L'eau

Identification

De l'eau potable par des capteurs de brume

Point d'intérêt

En voilà qui n'ont pas manqué d'avoir la tête dans les nuages... Et tant mieux ! Des inventeurs sont à l'origine d'une incroyable idée née au début des années 80 sur la côte Pacifique : récupérer la brume stagnant dans les montagnes pour en faire de l'eau potable. Ils ont imaginés des "capteurs de brume", des filets en polypropylène tendus entre des poteaux. Des gouttelettes d'eau se forment sur les mailles des filets traversées par le brouillard. Elles tombent ensuite dans des gouttières qui alimentent un réservoir et un réseau de canalisations. Le petit village de Chungungo au Chili est apparu très rapidement comme précurseur et s'est fait connaître du monde entier au début des années 90. L'idée a d'ailleurs fait des émules : on trouve aujourd'hui des capteurs de brouillard dans 25 pays dont le Pérou, l'Equateur, la Namibie, les îles Canaries, le Yémen etc. L'installation de capteurs de brouillard présente en effet de nombreux avantages : le coût de départ peu onéreux, la maintenance simple, pas besoin d'énergie, pas de contamination. Une idée qu'il est utile de faire partager et dont le procédé pourra être simplement expérimenté par les enfants (les p'tits bricolos devront se tenir prêts !!!)

Lieu

Le petit village de pêche de Caleta Chungungo est situé à environ 450 km au nord de Santiago dans une zone climatique aride. Cette partie du Chili, connue comme Norte Chico (Petit Nord), est sise entre le désert extrêmement aride du nord et le climat méditerranéen plus modéré du centre du Chili. Chungungo a été approvisionné par 100 capteurs qui produisent en moyenne 14 000 litres d'eau par jour. Oui mais voilà, alors que la technique s'est étendue au monde entier, le village avant-gardiste, a abandonné une grande partie de ses installations. Chungungo est donc une exception. Une exception toutefois intéressante : le succès des capteurs - et la qualité de l'approvisionnement en eau - a généré un triplement de la population, ce qui a rendu les capteurs insuffisants. Les habitants nous en apprendront sans doute beaucoup sur la mini-révolution de la brume.

par Pilotin publié dans : Points d'intérêt environnementaux
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